SUR L’INFANTERIE LEGERE. 127
perles s<e trouvèrent réparées en moins d’un mois.L’armée: française , déjà beaucoup moins nombreuseque celle des Autrichiens, était encore diminuéepar ses propres victoires, et l’on avait été obligé deresserrer la ligne derrière l’Adige . Les principales di-visions étaient postées depuis la Corona jusqu’àPorto-Legnago; d’autres corps continuaient le blo-cus de Mantoue , et gardaient la droite du lac de Garde . Le général en chef s’occupait d’une expédi-tion dans la Romanie , lorsqu’il apprit que des co-lonnes autrichiennes menaçaient sa ligne sur tous lespoints. Il accourt, et trouve la division Augereauattaquée et repoussée devant Porto-Legnago ; iliarenforce , passe à Vérone , où la division Masséna ,encouragée par sa présence, renvoya avec avantageles colonnes qui s’étaient présentées sur ce point.Mais les coups principaux se portaient à la Coronaet à Rivoli, dans la vallée de l’Adige , où Dalvinziavait pénétré avec son corps principal, auquel Jou-bert, malgré quelques succès, ne pouvait résister.Ce fut là que, par des marches forcées, Bonaparte porta le plus de troupes qu’il put en rassembler :aussi celles qui étaient à Desinsano , celles mêmequi se battaient le 24 en avant de Vérone , et ydéterminaient la victoire, vinrent, le 28, la fixerencore à Rivoli. Joubert en défendait le plateau avecobstination; mais tandis que les Autrichiens cher-chaient à le tourner, ils furent eux-mêmes envi-ronnés et battus complètement , en laissant desmasses de prisonniers de 3 à 4)000 hommes. Jeu-