SUR L’INFANTERIE LEGERE. i3t
tin point décisif, et que lui-même, incertain du ré-sultat de ces différentes attaques, ne put se déciderà aucun parti. Dix jours sè passent ensuite à délibéreret à reprendre une nouvelle ligne, pour faire unenouvelle attaque, dans laquelle il est prévenu. 11 veut,après la perte de la bataille du 16 , aller prendre uneligne de position défensive derrière le Mincio ; mais,débordé par les troupes du Tyrol, qui marchaientsur Brescia parla droite du lac de Garde , il est forcéde l’abandonner en laissant investir Mantoue . Onsuit l’allure de la guerre de position, en séjournantderrière l’Oglio , et en venant enfin s’étendre derrièrel’Adda ; et là, avec une armée qui n’est plus que dez 5 mille hommes , on espère défendre une ligne deplus de vingt-cinq lieues.
Moreau, qui avait succédé à Schérer, ne put em-pêcher que le passage de l'Adda ne se fit, et sa ligne,'percée sur deux points, éprouva un échec considé-rable. Continuant à se retirer sur la gauche du Pô il ne put séjourner dans aucune des lignes que dessi-nent les rivières qui tombent des Alpes . Il gagnaTurin , et ne se soutint en Italie que par les marchesqu’il fit par la rive droite du Pô sur Alexandrie , oùil se posta entre la Bormida et le Tanaro . Concentrédans cette position, il repoussa successivement lesPtusses qui voulurent passer le Pô , et les Autrichiensqui se présentèrent vis-à-vis la Bormida, et s’y main-tint jüsqu’à ce que, voulant protéger la retraite deMacdonald, qui revenait de Naples , il eut l’air de seretirer par Aqui, d’où il remonta à Gênes . Il en dé-
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