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Essai sur l'infanterie légère, ou traité des petites opérations de la guerre, à l'usage des jeunes officiers ... / par ... Duhesme
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,34 ESSAI HISTORIQUE

instruits, na que deux manœuvres : marcher en co-lonne et en bataille ; faire en marchant un feu très-lent , ou courir à lennemi le sabre dune main, et labaïonnette au bout du fusil de lautre- Le feu nourride nos bataillons, dont une partie , par des manœu-vres rapides, se déployait sur leur flanc, celui plusmeurtrier de nos tirailleurs qui les enveloppaient detoutes parts , portaient chez eux le désordre , maisnon la terreur ; au lieu de fuir et de se débander, ilsse pelotonnaient en masse comme un troupeau demoutons, et présentaient ainsi un but certain auxfeux croisés de notre artillerie et de notre mousque-ierie. On vit à la bataille de la Trebia, une ligne decette infanterie , chargée par un régiment de cavale-rie , se coucher, se relever de suite , et tourner sonfeu en arrière contre les escadrons qui, leur ayantpassé sur le ventre rapidement, nen avaient pu atrteindre quun petit nombre. Au reste, quoiquà limi-tation des autres armées européennes, ils aient descorps de chasseurs à pied , on peut assurer qu'ilsnont point d infanterie légère ; les soldats ont troppeu d'intelligence pour ce métier. Les pelotons detirailleurs qu'ils voulurent quelquefois jeter sur leurflanc ou en avant deux, ne surent ni sétendre ni sediriger. La plupart de leurs sous-officiers ne sont pasen état de sorienter, et il en est peu qui puissent setirer de la plus petite découverte. Leurs cosaques segardent assez bien; ils montrent dans les escarmou-ches de lintelligence ; mais suivant le génie des troupeslégères, ils influent peu dans les batailles. Le triste rér