SUR L’INFANTERIE LÉGÈRE. i3 5
s,ultat de l 'expédition de Hollande dut aussi détrom-per les Anglais de l’opinion avantageuse qu’ils avaientprise de leurs auxiliaires, et donna de nouveaux titresà la supériorité que l’infanterie française s’est acquisedans celte guerre, et que les Russes semblaient êtrevenus lui ravir.
Bonaparte rendu, sur la fin de la campagne de1799 , aux vœux de la France , trouva la Suisse et laHollande délivrées , les frontières du Rhin intactes;mais les choses étaient désespérées en Italie . Le braveet malheureux Championnct venait d’être rejeté der-rière les Alpes et les Apennins par la bataille de Fos-sano et la prise de Coni. 11 était célèbre par cettecampagne d’hiver, où 1 5 ,000 français , attaqués àl’improvisle, avaient battu et dispersé une armée de80,000 hommes, conduite par son roi en personne,’et un général autrichien expérimenté (ce Mack, dontla réputation de'iactique faisait une épouvantail dansles armées de Flandre en 1793), et avaient ensuiteemporté la capitale et conquis le royaume de Naples .Mais l’ardent amour de Championnct pour sa patrie,l’avait empêché de consulter ses forces quand il ac-cepta la commandement de l’armée d’Italie , après labataille de Novi. II expira plutôt de chagrin de voirson armée manquant de tout et se dispersant, que dela maladie épidémique. Les premiers regards de Bo naparte , lorsqu’il eut pris les rênes du gouvernement,se portèrent sur ces états qu’il avait créés, et sur cespeuples qu’il avait délivrés d’un joug étranger. 11 dé-créta cette armée de réserve qui devait les reconqué-