SUR L’INFANTERIE LEGERE. i r >3
manches trop courtes, et si le collet n’était pas montéjusqu'aux cheveux,
J’aime assez le shakot; mais ne pourrait-on pas,outre la visière , y adapter un petit rebord tout au-tour , quand même il ne serait que d’un pouce etdemi? Cette petite précaution serait bien utile à lasanté du soldat, et empêcherait la pluie de coulerentre le col et la chemise ; ce qui le refroidit totale-ment et cause de grandes maladies. Plus de poudreet de frisure pour les troupes ; les cheveux courts :cela est plus propre et plus sain. Souvent, sous unplâtrage de poudre et de pommade, le soldat cachaitautrefois la vermine , et pis encore. S’il a les cheveuxcoupés, l’officier le moins attentif dans son inspec-tion pourra, dans un clin-d’œil, s’apercevoir dumoindre principe de malpropreté.
Lorsque j’étais chef de corps, j’avais fait donnerà tous les chasseurs de mon bataillon un bonnet decoton ; ils le plaçaient, le jour, au fond d’une espècede shakot qu’ils avaient, et dont la coiffe était à ceteffet disposée en bourse. Sans embarrasser le soldat,cela servait de matelas au fil de fer dont le sommetdu chapeau était couronné , et en complétait la dé-fense ; et rien n’était aussi commode et utile aux sol-dats dans les bivouacs et pendant les nuits. Ce n’estqu’une petite attention à prendre dans l’achat de l’é-quipement. Je le propose donc à toute l’infanterie lé-gère , car je m’en suis fort bien trouvé. N’oublionspas la capote ; qu’elle soit d’une étoffe légère, qu’elledescende jusqu’au genou, et que le soldat puisse la