SUR L’INFANTERIE LÉGÈRE. i5;
la ligne. L’empereur a donc complété l’organisation,de notre arme par la formation des compagnies devoltigeurs ; il a créé une véritable infanterie légère ,qui est à nos régiments de ligne, par rapport aunombre et aux fonctions , ce que les vélites étaientaux anciennes légions romaines. Celte institution aremplacé, dans les bataillons, les compagnies dechasseurs, qui, avant la révolution, étaient de se-condes compagnies d’élite, correspondant dans l’or-dre de bataille à celles des grenadiers. Elles avaientété supprimées précisément au moment où, par rap-port à la guerre des tirailleurs qui s’établit alors, unecompagnie d homme exercés à ce genre de combatdevenait très-nécessaire.
Nos voltigeurs étant donc , par le fait de leur or-ganisation , répartis sur toute la ligne , laissent l’en-tière disposition de nos régiments d’infanterie légère,qui doivent être employés aux avant-gardes à couvrirle flanc des corps d’armée, et placés partout où ilspeuvent faire la guerre avec avantage , comme dansles pays hachés et boisés. Au surplus , il y a si peu dedifférence dans les deux armes , qu’on peut presqueles employer indifféremment en ligne ou dans lesavant-postes.
L’organisation de l’infanterie légère ne laissantdonc presque plus rien à désirer, c’est par son ins-truction qu'elle doit atteindre le plus haut degré deperfection, et c’est là le but de cet ouvrage.