I7 g essai historique
rite d’un bel ensemble dans la position, le port, lemaniement des armes, et la cadence du pas. J’yengagerai aussi ceux d’infanterie légère ; bien entenduque l’on portera le plus vite possible un homme à lapremière classe, que l’on ne le dégoûtera pas parune régularité inutile , et que surtout, outrant l’or-donnance , on ne lui fera pas perdre quatre mois enlui faisant marquer les temps des mouvements d’ar-mes. Ainsi donc tous les arlicles de l’école du soldatet de celle de peloton devront être d’abord enseignésexactement; et commesouvent, dans 1 infanterie lé-gère, les compagnies sont détachées, j’aimerais qu’onfît aussi exécuter les mouvements et les feux sur deuxrangs. Ils conviennent mieux à une troupe hors deligne que l’exercice sur trois rangs. Tous les militairessavent qu’une compagnie détachée est d’abord plusleste sur deux rangs , et que ses feux sont plus sim-»pies et plus convenables à une troupe un peu en l’air,sur-tout le feu de peloton où le premier rang n’estplus obligé de mettre le genou en terre, mouvementqui répugne au soldat devant l’ennemi; outre cela,on exercera les pelotons à manœuvrer à la course. Onles appliquera particulièrement à se porter rapide-ment de fde en ligne , à se mettre en fourrageurs, àse rallier, à se former, en courant, en peloton ouen section, à se mettre en bataille sur un point et àun signal donné ; enfin, on les mettra à même demanœuvrer avec la même facilité, isolément et dansle bataillon.
Passant à l’école de bataillon, je dois eq recom-