SUR L’INFANTERIE LÉGÈRE. t 7 f
mander toutes les manœuvres, afin qu’un régimentd’infanterie légère ne se trouve pas déplacé , quand,’dans un camp d’instruction, une parade ou touteautre occasion, il sera obligé de manœuvrer en ligne ;car autrement beaucoup de ses manœuvres lui serontinutiles à la guerre. Par exemple , quel est le chef debataillon qui me dira que, devant l’ennemi, il a étédans le cas de faire exécuter les changements defront de l’ordonnance , les passages de ligne , lesfaces en arrière en bataille et une partie des mouve-ments composés P Quelles sont, au contraire, lesmanœuvres qui se rencontrent plus souvent et quel’on emploie à la guerre ? Rompre par peloton et semettre à gauche en bataille, en avant en bataille, enallant à l’ennemi ; serrer le bataillon en masse et ledéployer, marcher en bataille , former la colonned’attaque et la déployer. C’est donc à ces manœuvresqu’il faut tellement instruire une troupe, qu’ellepuisse les faire presque machinalement la nuit, léjour, dans des lieux couverts, sur un terrain haché ,5au pas précipité et à la course. Un bataillon pourraitignorer les autres manœuvres et s’en passer; il fera,'s’il est nécessaire , tous les changements de frontpossibles avec une colonne serrée én masse, quichangera de direction et se déploiera. J’ai vu ceschangements de direction bien abrégés, en faisanttout uniment une conversion ; le pivot alors déga-geait davantage le pas. J’ajouterai encore à ces m;nœuvres le ralliement. Un chef de bataillon metta
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