184 ESSAI HISTORIQUE
celles que je crois en outre très-nécessaires à l’arme,’notamment aux compagnies de voltigeurs, puisqueleur instruction spéciale est de combattre hors desrangs de leur régiment, comme les anciens vélitesde la légion romaine. C'est pourquoi il me paraîtraitconvenable de les placer à gauche du bataillon ,comme les anciennes compagnies de chasseurs , pa-rallèlement aux compagnies de grenadiers, parcequ’elles ne dérangeraient pas l’ordre de bataille desautres compagnies, lorsqu’elles sortiraient du ranget seraient détachées.
Nous avons fait connaître l’époque et les motifs del’institution de ces compagnies, à la fin de la Noticehistorique de l’infanterie légère. Leur nom et leurarmement annoncent qu’elles doivent combattrehors des rangs , éclairer et couvrir les masses et leslignes. Les voltigeurs doivent être les explorateursde la marche de leur corps; il faut donc, dans lesmanœuvres de leurs régiments , les former à l’espritde leurs fonctions, en leur donnant dans ces ma-nœuvres, un rôle qui en soit l’image, et une théoriequi les apprête à la pratique du métier de tirailleur :c’est ce qui me fit imaginer, au commencement dela campagne de i8o5, en présidant à l’instructiondes régiments de ma division, d’arrêter les disposi-tions suivantes :
Lorsqu’un régiment de trois bataillons est en ba-taille , le premier bataillon a sa compagnie de volti-geurs à la droite, à cent ou cent cinquante pas, letroisième à sa gauche , à la même distance, et le se-