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SUR L’INFANTERIE LÉGÈRE,cond en arrière ou en avant de lui, à peu près à làmême distance. Cette première disposition annonceaux deux compagnies des ailes , qu’elles doivent gar-der les flancs du corps , et à celle du centre , qu’elledoit en éclairer le front et fournir les sentinelles avan-cées de sa marche ; elles manœuvrent d’ordinairesur deux rangs. Si le régiment se mej: en une colonnepour marcher à l’ennemi, la colonne sera précédéeet flanquée pendant toute la marche par ces troiscompagnies, qui marcheront, celle du centre parpeloton et celle des ailes par flle, en prenant toujoursles hauteurs, et détachant le tiers de leur monde entirailleurs. La colonne passe-t-elle à l’ordre en ba-taille? la compagnie de gauche se met à la course,pour aller prendre, dans la direction de la nouvelleligne , une position propre à garantir la gauche , etcouvrir ainsi le mouvement ; celle de droite se portepareillement au point le plus favorable^our garderla droite ; celle du centre se met en bataille en afantdu front : les unes et les autres détachent des tirail-leurs dans toutes les avenues par où l’on peut abor-der la ligne : on fait, pour la colonne serrée , lesmêmes dispositions que pour l’autre. Si la colonnese déploie, et que ce soit pour faire feu, ce qu’enguerre l’approche de l’ennemi indiquerait, la com-pagnie du centre et ses tirailleurs s’écoulent sur leflanc où l’on craint davantage d’être tourné, afin dele protéger plus efficacement, soit en redoublant lestirailleurs, soit en se plaçant en potence (s’il est