aïo ESSAI HISTORIQUE
un fossé en avant, on détruit, autant qu’il est pos^sible , tout ce qui commande le poste. Si c’est uneroute, on y fait plusieurs coupures très-fortes , endéfendant la dernière avec un parapet très-épais ; onrend les gués impraticables, de pieux, de piquets,de palissades, en les creusant, en faisant des fossésen arrière ; mais comme, en avant des postes d’in-fanterie légère , il y aura toujours quelques piquets etgardes de cavalerie, il faudra ménager des retraites,non-seulement pour ces gardes, mais pour toutes lesdécouvertes et patrouilles de toutes les armes. Enconséquence, en fermant le passage ordinaire et di-rect , on en pratiquera un secret'sur les côtés, et l’ony posera une barrière mobile : toutes ces précautionssont applicables aux petits postes avancés.
Je n’enti'erai pas dans le détail de toutes ces opé-rations de main-d’œuvre; un officier intelligent quiles aura vu faire , qui aura jeté un coup-d’œil sur unretranchement, imitera facilement tous ces ouvrages,sans que je m’amuse à lui en charger la mémoire inu-tilement. Ses premières lectures ont dû lui rendre cestravaux familiers ; d’ailleurs, ces défenses n’étant quemomentanées , elles n’ont pas besoin d’étre si régu-lières, ni si parfaites. Lorsqu’il s’agit de les rendresolides et permanentes, cela regarde les officiers dugénie, qui ont sous leurs ordres des sapeurs destinésà ces opérations. La qualité essentielle d’un chef deposte avancé , est la vigilance, l’activité ; il doit con-tinuellement veiller lui-même, et non-seulement sur-veiller le soldat, afin qu'il fasse bien son service, mais