SUR L’INFANTERIE LÉGÈRE. ait
aussi l’instruire et l’encourager sur ses devoirs de sesfactions. Voici de quelle manière on reconnaît auxavant-postes : dès que la sentinelle avancée voit arri*ver une troupe, elle crie : Halte-là ( en apprêtantl’arme ) ! ensuite , Caporal, hors la garde ; venez re-connaître! Tout le poste aussitôt prend les armes , lecaporal de service commande à deux ou trois hommesde le suivre, et, s’avançant trcs-vite vers le soldaten faction, il commande, Peloton, halte; apprêtezarmes! Puis il crie , Qui vive? Le chef de la troupe,!qui a dû s’arrêter au mot de halte , répond , France !,— Quel régiment ? dit le caporal. Le chef désigne satroupe , et le caporal, se portant un peu en avantde ses hommes, qui ont toujours l’artne apprêtée ,jcrie : Halte à la troupe, avance au ralliement! Ilreçoit le mot de ralliement, présentant la baïonnette,’Si ce mot est conforme à celui du jour, il laisse passer , 1en disant : Quand il vous plaira. Alors , se mettanten bataille , la face tournée à l’ennemi, il rend leshonneurs désignés à la troupe ou au personnagequ’elle escorte. La sentinelle présente les armes, enfaisant aussi face à l’ennemi, et le poste , rangé enbataille , attend que la troupe ait défilé pour rompreles rangs. Cette consigne est de rigueur la nuit et lejour pour tous postes avancés, et particulièrementpour ceux devant lesquels il n’y a point d’autre in-fanterie. On peut se dispenser de ces mesures, du-rant le jour, dans les postes en arrière. Quand onconnaît la troupe en marche, on se contente dedemander : Oui vive? quel régiment? et on laisse
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