SUR L’INFANTERIE LÉGÈRE. 2 63
conque. Telle est ordinairement la 'manière' dontse terminent ces guerres intestines. Le chef, aban-donné de tout son parti, poursuivi continuellement ;relancé de gîte en gîte, en proie aux remords, à l’in-quiétude , à la défiance de ses propres compagnonsd’infortune , exténué de besoins , de fatigues, privéde sommeil, d’espérance et de consolation, tombeentre les mains des soldats qui le poursuivent, ouest livré sans défense par le paysan chez qui il a crupouvoir encore obtenir un asile.
CHAPITRE XILEclaireurs et jlanqucurs.
Si je commandais une avant-garde, j’en confie-rais toujours la tête à un bon régiment de cavalerielégère de 4 à 5oo chevaux, commandé par un habileofficier ; je ferais choisir , parmi les voltigeurs detoute ma division , cent petits hommes , les meilleur»tireurs, les plus lestes et les plus braves. Ils seraientsans sacs, même sans gibernes, et y suppléeraientpar ces ceintures que portent les miquelets , où l’onrange vingt ou trente cartouches ; ils seraient atta-chés à ce régiment pendant toute la campagne. Unferait le choix de cent hommes les mieux montés,qui pourraient, dans l’occasion, porter en croupeles petits 'voltigeurs , et leur petit bagage qui neconsisterait qu’en une chemise de rechange et une