SUR L’INFANTERIE LÉGÈRE. 36r
sait, un mouvement général ou une attaque , parl’apparence d’un fourrage. Le faux avis d’un four-rage donna lieu en 1692 à la bataille de Steinkerke.
Le prince d’Orange , pour surprendre M. deLuxembourg dans son camp, dont il était séparépar des défdés, força son secrétaire, qu’il avait trouvéen correspondance criminelle avec le maréchal deFrance , de lui mander que le lendemain il ferait unfourrage en avant de son camp, et que c’était pourle soutenir qu’il garnirait les défdés qui séparaientles deux camps de canons et d’infanterie. M. deLuxembourg , tranquille sur ce faux avis , fut surprisdans son camp ; mais le génie et la bravoure fran-çaise le sauvèrent. Son armée, campée sur deuxlignes, avait sa droite à Steinkerke et sa gauche àEnghien , à une lieue et demie de distance. Que l’oncompare à cette ligne l’étendue de celles de nosarmées actuelles , qui, appuyées à de grands fleuves,à des mers , ou à de hautes montagnes, tiennent parune chaîne non interrompue des provinces entières.
La Grande. Armée a sans doute été dans la pé-nurie de fourragespendantl’biverde 1809 , et cen’estqu’en la dispersant dans les cantonnements en ar-rière qu’elle a pu vivre ; mais quand le printemps aramené la végétation et les fourrages verts, que les
rages ont engagé dans leurs guerres plus d’un célèbre combat.L’avantage que Minutius, général de cavalerie de Fabius, exaltatant, pour faire élever son pouvoir au pair de celui du dictateur,avait commencé par une charge vigoureuse qu’il fit avec sa ca-valerie et son infanterie légère , sur les fourrageurs d’Annibal.