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et le forcer à se retirer ou à changer son plan de cam-pagne ; car les vivres et les munitions ne manquent,la plupart du temps, que parce que l’on n’a pas assezd’attelages et de bêtes de somme. Un trop faibleparti pour attaquer franchement un convoi , ferabien de prendre l’avance , de détruire les ponts , lesdigues , de gâter les chemins et de le harceler pen-dant toute sa route , en s’attachant surtout à tirer surles chevaux pour faire abandonner les voitures , di-minuer les transports , et retarder d’autant plus samarche. Les attaques de convois sont plus utiles , etréussisent mieux dans la défense d’un pays que dansles invasions ; aussi ces expéditions sont-elles l’armeprincipale des insurgés , et c’est par elles ordinaire-ment que leurs chefs commencent à se faire connaître.
CHAPITRE XX.
Des tirailleurs dans les batailles rangées , ou de T or-donnance de T infanterie de ligne et de Vinfanterielégère entre elles.
J’af dit, en exposant les fonctions et le servicede l’infanterie légère , que cette arme ne borneraitpas ses services à la seule petite guerre , mais qu’elles’associerait auxlauriers des batailles rangées. Voyonsmaintenant quelle sera la manière de l’employerpour parvenir à ce but, et quelle place nous lui assi-gnerons entre deux lignes prêles à s aborder et àcombattre. C’est la disposition première de ces deux