4oè essai historique
un petit temps de charge par leurs cornets, qui nedoivent jamais les quitter. Le général, attentif à tout,se trouvera souvent dans le cas de soutenir sesvoltigeurs avec des compagnies ou des demi-batail-lons de l’infanterie de ligne. Cette troupe ne mar-chera que réunie par peloton , ou , si cela se peut ,par file ; et si elle voyait les troupes légères repous-sées , elle fera battre la charge pour leur annoncerqu’on vient à leur secours, et leur faire reprendrel’offensive. Cependant quelques officiers de tirailleurset des tirailleurs même auront découvert quelquesendroits faibles (i) ; ils s'appellent, ils s’y réunissent,ils y sont appuyés parles capitaines avec leur réserve :le combat s’échauffe et s’y établit. Déjà quelques ti-railleurs ont pénétré, mais ont été repoussés. Legénéral, attentif atout, arrive avec le gros de lacolonne ; les tirailleurs se réunissent sur ce point ;ils voient queles grenadiers vont leur ravir l’honneurde pénétrer les premiers ; ils s’électrisent et font uneffort général ; ils se grimpent , se glissent et pénè-trent de tous côtés. Arrivés sur le plateau ou leterre-plein de l’autre côté des obstacles ou des re-
(i) Il est à remarquer qu’il n’y que les tirailleurs et leursofficiers qui puissent facilement reconnaître les détails et lasituation des postes, tout en escarmouchant. Les soldats d’unbataillon aglomérés sous les ordres d’un seul chef, ne voyentrien et n’entendent rienjque par lui; comment celui-ci pourrait-qvoir et juger de si loin ? Comment pourrait-il prendre unedirection certaine , si elle n’était déjà tracée par des tirailleurs,qui tous ont des yeux et des oreifies pour leur coippie ?■