SUR L’INFANTERIE LÉGÈRE. 407
tranchements, leurs officiers les rallient, les forment,leur font prendre une position défensive , tout enlaissant pousser en avant les plus ardents ; s’ils onttrouvé du canon , ils le tourneront contre l’ennemi;c’est à cette fin que j’ai voulu , dans l’instruction par-ticulière des voltigeurs , qu’on leur apprît à mettreune pièce en batterie ; ils attendront ainsi que legros des troupes arrive et les remplace ; alors ilspourront voler à la poursuite de l’ennemi. Si, n’étantpas soutenus à propos , ils se voyaient dans la né-cessité de se retirer, on fera donner des coups decornet ou de sifflet pour rappeler leurs tirailleursécartés ; on enclouera les pièces dont on s’étaitemparé , l’on brisera les affûts , et l’on reviendra enremarquant bien le terrain , et détruisant le plusque l’on pourra les obstacles que l’ennemi avaitopposés ; on mettra même le feu à tout ce qui pourras’enflammer , comme pour faire mieux remarquerà l’armée l’endroit où l’on doit renouveler les efforts.Un officier de ces tirailleurs se détachera pour allerparler au général ou à quelques officiers supérieurs;'il leur détaillera de son mieux la situation des lieuxet des choses , afin de faire recommencer l’attaqueavec plus de monde. L'assurance des officiers detroupes légères , la bonne volonté de leurs soldatscontribueront pour beaucoup à faire résoudreune seconde entreprise , qui, combinée sur desbases plus certaines , sera exécutée avec plus d’en-semble et de succès.
Telles sont en général les instructions qu’on peuf