SUR L’INFANTERIE LÉGÈRE. 409
soin de lui en envoyer par quelques gens à chevalqui en seront chargés , ou il déLachera quelqueshommes aux caissons. Comme l’ennemi, après avoirété chassé d’un poste ou après avoir été rompu etforcé de quitter le champ de bataille, se mettra surune ou plusieurs colonnes pour se retirer suivant lesissues qu’il trouvera derrière lui, les compagnies detroupes légères, laissant la route au gros de leur co-lonne , se jetteront sur leur côtés, et chercheront àgagner les flancs de l’ennemi. Si celui-ci a des flan-queurs, ils fondront dessus avec ardeur, et cherche-ront Toujours à les couper et à les faire prisonniers.Alors il leur deviendra plus facile de tirer sur la co-lonne ennemie; et s’ils doivent s’y proposer un butde mire particulier, ce sera sur les chevaux d’atte-lage et d’artillerie, parce que rien ne retarde plusune colonne en retraite que l’embarras d’une voi-ture qui s’arrête et que l’on est obligé de laisser surla route. Les officiers jugeant avec sagacité le ter-rain et la sinuotité de la route , jetteront avec rapiditéleurs gens tantôt sur la croupe d’un mamelon quila domine, tantôt derrière une haie qui règne surson flanc, et de là par une grêle de coups de fusiltous bien ajustés , ils porteront le ravage et la désola-tion dans cette malheureuse colonne ; quelquefois ensuivant la corde des cercles que les contours de cetteroute décriront , ils iront, à l’exemple des douze ca-rabiniers de la division Vaubois à l’affaire d’arrière-garde du village de Lavis que j’ai citée dans la notéhistorique , couper la route et arrêter l’ennemi, sou-