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DE TACTIQUE. Partie II. f 5
pas * après cela T armée se reposera sur les armes, se réformera quelquetemps après en colonnes de marche, & rentrera par les mêmes chemins dansson camp.
On doit se rappeller ce que j’ai dit au sujet de l’abus de vouloir fairemarcher une armee en bataille dans un alignement parfait. Cet immensemouvement ne peut «'exécuter que de la maniéré suivante. Le général in-dique les points où il veut se porter, 8c alors l’armée s’ébranle d’un paségal 8c déterminé ; chaque régiment, chaque brigade , chaque divisions’alignant le plus parfaitement possible dans la marche individuelle,chaqueofficier général, commandant une brigade ou une division, réglant famarche de maniéré à donner le plus d’ensemble possible aux lignes ; maisjamais, dans aucun cas, les lignes ne cherchant à s’aligner d’une aile àl'autre, 8c ne ralentissant leurs mouvemens pour s’oecuper de la chimerede perfection d’alignemcnt.
SECONDE 8c TROISIEME MANOEUVRES.
Planches v. 8c v i.
Xv ’O rd RE parallèle, pris à la fuite d’une marche de front, fera en-core l'objet d’une seconde 8c troisième manœuvres. Dans la seconde(/>/. V) le déploiement en général se fera sur la droite ; 8c dans la trôiíiema\pl- VI'), il se fera fur le centre. Voyez, pour tout le détail de Tordre demarche 8c des mouvemens de ces deux manœuvres, Texemple précédent,n’y ayant d’autre différence dans celui-ci que l’espece des deploiemens, 8c.les dissances que doivent observer les colonnes en conséquence.
Q.U ATRIEME MAN OE UVRE.
Planche t vii.
Ordre de marche de flanc , suivi d'un ordre de bataille parallèle.
O N suppose T ennemi campé en A B , ou bien marchant par sonflanc pour aller occuper la position C D , 8c que Tune ou T autre deces circonstances engage l’armée à exécuter une marche par sa droite.
L’armée marchera par son flanc droit 8c sur trois colonnes.
L’avant-garde composée des deux régimens de dragons 8c de six batail-lons de grenadiers , marchera par une colonne séparée en dehors de lamarche , à z ou 3000 pas fur le flanc des colonnes 8c à hauteur ducentre de T armée, afin d’observer l’ennemi 8c de donner, s’il eít né-cessaire , à T armée le temps de se mettre en bataille.
Si T ennemi eil en mouvement, T attention de Tavant-garde doit seporter principalement fur la tête de fa marche , afin que , s’il cessqitde suivre une direction parallèle au mouvement de l’armée , 8c qu il