Band 
Tome second.
Seite
61
JPEG-Download
 

DE T A C T I Q^U E. Partie II. 61

maniéré à faire usage de toute ía partie de son aile qui déborde T ennemi,pour 1 embrasser 8c l’attaquer en flanc.

La seconde ligne suivra la première au trot.

Auíu-tôt que la premiere ligne de cavalerie aura parcouru les x 100pas prescrits, ce qui suppoiéroit avoir renversé celle des ennemis, elleiera halte pour réformer ses escadrons , détachera quelques petites trou-pes pour poursuivre les fuyards & les empêcher de í'e rallier, & manœu-vrera fur le champ fur le flanc 8c à dos de Tinfanterie ennemie , pen-dant que Tinfanterie de la droite de l 1 oblique Tattaquera de front.

La seconde ligne soutiendra ail petit trot les cavaliers envoyés à lafuite des fuyards.

Dès que les bataillons, qui font en potence fur le flanc , verront lesuccès de la cavalerie, ils feront un quart de conversion à gauche,pour renforcer 8c étendre la ligne de Infanterie.

Les troupes légères profiteront aussi de ce premier avantage, pourpénétrer fui les derrières de l’ennemi 8c augmenter son inquiétude.

En meme temps que la cavalerie s’ébranlcra pour charger ce qui est:devant elle , la droite de l’infanterie marchera à l’ennemi au grand pas,en décrivant comme une espece de mouvement circulaire, pour tombersur son flanc. Tout le reste de Tannée appuyera à ce mouvement 8c ensuivia la dueçèion. Ce quart de conversion ne se fera pas avec la len-teur oc la précision d'une ligne qui voudroit Texécuter de la droite àla gauche j 1 officier-général, qui conduira la droite de T aile, observeraíf t i' ei ? ei r 5 r n ^ venant à Tcnnemi, de prendre son point de vue audela de Ion front, s’il le déborde, afin de Tattaqucr à revers.

11 ne s agit pas au reste de pouvoir atteindre dans cette manoeuvre àtoute la viaisemblancc de la guerre , puisqu'on n’a ni ennemi ni obsta-cles devant loi j il est question seulement de faire connoître que P objetde 1 oblique est de charger brusquement Taile 'qu’on déborde, 8c puislui le champ de pouffer son avantage 8c de prendre les lignes de Ten-nenu a levers 8c en flanc , l’armée décrivant, pour remplir cet objet,une espece de demi-q Uart de conversion, 8c poussant ensuite Tcnnemidevant elle jusqu’à ce qu’elle Tait entièrement battu.

On pouna , si 1 on veut ( mais ce ne doit ctre que quand les troupesleiont parfaitement instruites ; suspendre de temps en temps le mouve-ment de T aile droite , comme si , arrêtée effectivement par T ennemi, elleavoit a le combattre , 8c faire faire alors aux bataillons feu par pelo-tons , puis , après quelques décharges, les frire remarcher en avantcomme ayant eu T avantage. Ce fera à Tosscier-général, commandant1 aile droite supposée en engagement avec l’ennemi , à conduire cettemanœuvre, 8c toute Tintelligence des officiers - généraux qui condui-fcnt fo reste de la ligne , consistera à suivre le mouvement de cette aile,qu UCh ri nt tou Ì ours de concert avec elle , 8c achevant de remplir leil est a oqnversion : objet définitif de la manœuvre, puisque, quandaciieve, on est censé maître du champ de bataille de Tcnnemi-