64 ESSAI GENERAL
l’année appuiera à elle & suivra son mouvement, de maniéré à ne jamaiss’cn désunir, chaque bataillon portant pour cela son aile gauche en demi-quart, de conversion, afin de marcher plus facilement vers le flanc.
L’objet de l’aile droite fera toujours de gagner du terrein fur la droite,pour prendre l’ennemi à revers, 6c de se former íur son flanc.
Lorsque la gauche de V ennemi sera entièrement battue, 6c que la droitede Varmée sera formée Iur le terrein qu’il occupoit, les divisions, brigades& bataillons se rapprocheront l’un de l’autre, de maniéré a former deuxlignes contiguës, ôc à pousser ainsi de front cc premier avantage, jusqu’àce que la droite de l’armee, arrivée au point .P, soit supposée avoir misentièrement l’ennemi en déroute, (a)
Alors les ligues se redresseront, se reposeront sur les armes, 6c quelquetemps après íe remettront en colonnes de marche pour rentrer dans lecamp.
Remarque. II est inutile d’observer que cet ordre oblique par échelonspeut s’exécuter également par la gauche, 6c en déployant les colonnes parla droite ou par la gauche.
NEUVIEME M A N OE U V R E.
Planche xi.
Ordre de marche, suivi d'un ordre de bataille obliquepar les colonne s ì se présentantà l'ennemi sur un alignement parallèle à son front.
J \j' a r m e’e marchera dans Vordre accoutumé. Voyez, pour 1a for-mation des colonnes 6c de l’avant-garde, pour Vordre de marche 6c pourles distances que les colonnes doivent garder entr’elles, l’exemple de lamanœuvre précédente, les colonnes devant également dans celle-ci se dé-ployer par le centre.
Un premier signal avertira Varmée qu’elle approche du terrein où elledoit se déployer : alors les colonnes observeront avec soin entr’elles les dis-tances qui font prescrites pour le déploiement fur le centre; mais, commel'objet de cette msnœuvre-ci est ae tromper l’cnnemi, en lui présentantles colonnes fur un alignement parallèle à son front, 6c de prendre ensuiteVordre oblique par des mouvCmens en arriéré , les colonnes marcheronttoujours à même hauteur jusqu’au moment du déploiement.
Un second coup de canon ayant averti les colonnes de s’y préparer,
elles
/ \ A. . jí- i u spntieme manœuvre, qu’on ne pouvoit ébaucher que
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? nris son ordre de bataille , parce qu’à la guerre, ce sont les circonstances, la natureA terrein & la résistance de l’ennemi qui déterminent les mouvemens ; mais cette'bauche suffira pour donner à tout homme de guerre une idée de la manœuvre.
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