DE T A C T I Q^U E. Partie II. 67
Dans^ cet^ ordre l’armée formera une efpece d’angle brisé à son som-met , c’est-à-dire, que son centre se présentant de front à l’ennemi,ses ailes seront repliées, 6c se refuseront à lui par le moyen de l’oblique.
Des que l’avant-garde fera déployée, elle marchera à l'ennemi, sou-tenue par les deux lignes du centre ; f attaque se fera en ligne ou enéchiquier, suivant la nature du poste qu’occupera sonnerai j elle serarafraîchie continuellement par les lignes du centre, 6c, s’il en est besoin,par celles de l’óblique.
Pendant tout le temps de l’attaque les parties repliées de l’obliqueappuieront au centre 6c en suivront les mouvemens, soit pour le ren-forcer , soit pour soutenir ses progrès.
Le centre des ennemis étant enfoncé, celui de l’armée marchera enayant, 6c prendra fur le champ ses lignes à revers, tandis que les deuxailes de l’oblique , continuant le même mouvement que ci-destus , seporteront a son appui 6c attaqueront l’ennemi de front.
Le centre de l’armée étant arrivé au point O , 6c les ailes aux pointsP Çs,ce qui suppose qu’on aura séparé sennemien deux 6c mis en déroute,on fera halte , on se reposera sur les armes , 6c quelque temps aprèson se formera en colonnes de marche pour rentrer dans le camp.
Remarque. Le même ordre pourra, si l’on veut, s’exécuter le len-demain , toutes les colonnes se présentant en front parallèle à la ligne del’ennemi, 6c les ailes ne prenant l’oblique qu’au moment du déploie-ment. Voyez dans la neuvième manoeuvre la maniéré dont s’exécute cemouvement.
CHAPITRE XIII.
Application des manœuvres précédentes aux terreins aux circonstances.
D e toutes les manoeuvres que je viens de décrire , il n’y en aurapeut-être pas une qu’on soit dans le cas d’exécuter à la guerre par descombinaisons exactement semblables à celles qui y sont détaillées : lesterreins 6c les circonstances changent absolument les données , 6c à laguerre la nature des terreins 6c des circonstances ne pouvant souventpas être prévue , les mouvemens ne font point prémédités, 6c c’eít or-dinairement le moment qui les détermine. .
Comme quelqu’infinies , quelque variées que soient les combinaisonsqu’on peut former , c’est cependant par le même méchanisme qu’onles exécute, j’ai du d’abord enseigner quel étoit ce méchanisme isoléêc sans aucune relation avec les terreins 6c les circonstances ; j’ai du,ïjâ r conséquent , indiquer toujours à l’avance dans les ordres de mar-p ? l'espLce d'ordre de bataille auquel ils doivent conduire. Maintenant0 jet primitif Lc les principes des ordres de bataille étant conçus , es
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