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Tome second.
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n 8 essai général

ce*- ouvrage nétant point fait par un militaire , la relation de la sciencedes subsistances avec la tactique , ny est ni approfondie , ni même ap-perçue. Cest la routine de M. Duvernay, commentée ÔC un peu per-fectionnée. Je connois des manuscrits fur les subsistances , laissés parM. Dumouriés , commissaire des guerres. Ces manuscrits intéressans,parce que lauteur étoit un homme desprit , àc avoit été employédans les armées, décèlent la plus grande partie des abus^ de détail, quiexistent dans ladministration des subsistances & des hôpitaux. 11 y aenfin un manuscrit trcs-complct fiir les subsistances, fait par M. De-liste. Cet ouvrage tout moderne , entrepris pour linstruction du filsaîné de M le maréchal deBroglie, est un morceau précieux , par Tor-dre des détails Sc la siigacité des vues qui le remplissent (b).

De tous ces matériaux il serait bien important, quun officier , con-sommé dans la grande manutention des armées , voulût résumer un ou-vrage de tactique , a 1 usage du militaiie. Quand dis résumer , ceneft pas le mot j car, a beaucoup d égards , il faudroit s'écarter descalculs admis dans ces ouvrages , pour établir un nouveau système desubsistances, qui neût pas la complication & les défauts de celui quenous avons pratique jufquici.

Sur la science des subsistances , comme iur toutes les branches depart militaire , il faudroit enfin qu il y eût , en temps de paix , uneécole bien dirigée. , Ressaieraient, se compareraient, se perfection-neraient les différantes méthodes pratiquées , tant chez nous que chez lesétrangers. , pourraient s'imaginer des moyens de simplifier les détailsdenmagasinement, de fabrications , de transports, de comptabilisé,^. , des officiers choisis se familiariseraient avec la connoissance & P ins-pection de ces détails, comme dans T école détat-major ils «'accoutu-meraient aux détails des marches 8c des reconnoissances. De cette école,

ces derniers. Ceux que propose Mr. Dupré dAulnay , sont dune forme plu $ léeere plussimple & plus avantageuse. Us pourroient peut-être encore être perfectionnés tnfinlu-iàge de ces fours adopté par les boulangeries de campagne , nempêcheroit pas quonne se servit dans loccufton , des fours massifs quon trouveroit dans le pays. Pourquoinauroit-on pas aussi dans les armées des moulins à bras. Mr. Dupré le propose. Mon-tecuculi lavoit proposé avant lui. Que notre science des subsistances est imparfaite entout ! Qu elle est loin du but !

(bi Lauteur y voit tous les inconvéniens qui résultent du desiult daccord des com-Pimiisnns des généraux avec celles des mumtionnaires. 11 insiste fur la nécessité decène connexion, & de- fur la confiance emiere qui doit exister de la part du gé-néral vis-à-vis du munitionnaire. II sent,combien u est important que , dans les occa-sions extraordinaires, le munitionnaire s écarté de les méthodes de routine & de préci-sion. Sans doute , mieux quun autre, il trouveroit les moyens dy lîippléer , de per-fectionner notre système de subsistances , ot dc le lubordonner davantage aux opéra-tions des généraux. Mais, pour cela, ii faudroit quij fut régisseur des íubfiftances,gt non membre dune société dentreprise. Car u est bien différent de travailler pourfa gloire personnelle ou pour les intérêts dune compagnie; il lest bien dopérer daprèsdes idées à foi, ou de se traîner avec les entraves de la routine & dun plan arrêtéentre fa compagnie & loi. ,