XX PRÉFACE
nosander. L’original grec, quoi-que parvenu à nous avec desvariantes & des lacunes , &même avec un désordre visibledans la liaison des Chapitres ,conserve dans fa diction unebeauté majestueuse , une élé-gance nerveuse, & une clartéperçante ; &si le texte grec n’estpas de la force ni de l’aménitéde celui d’Herodote , de Thu-cydide , ou de Xenophon t iísemble du moins égaler celui dePlutarque. Onosander vivoitd’ailleurs dans un siécle , quitrop voisin d’Auguste , n’avoitpas encore ressenti une déca-dence assez frappante dans lesSciences & les Belles-Lettres.Un sçavant ( a ), qui écrivoit
(a) François Guillimann, de Fribourg enSuisse.