, La TaBiqtie discutée. 11
s éteint ; & quand elles font repoussées, onles ramene plus, ou difficilement. Cha-que individu de la troupe réglée & ordon-née par files & par rangs, a, comme je l’ai, moins d’action ; mais l’harmonie quire gne, & l’enfemble, y suppléent ; de sortestUe fi on lui donne une profondeur raison-nable & des armes convenables, il n’y auraplus de comparaison de íà force à celle dela troupe indisciplinée : celle-ci viendra sebriser contre elle, comme les flots de la*uer contre un rocher.
J’ai dit qu'une ligne de trois ou quatre. sangs n’étoit pas capable de réíister à lafureur désordonnée des Ecossois, ce que lesAnglois ont éprouvé. Les Allemands & lesRusses ne soutiendroient pas mieux celledes Turcs , íàns le secours des chevaux-de-frise dont ils couvrent le front de leurs ba-taillons. Cette barrière émousse la pre-mière pointe du courage, & le soldat ras-suré tire avec plus de promptitude &de justesse. Néanmoins cet obstacle neleiír a pas toujours été insurmontable ; onles a vus plus d’une fois arracher les che-vaux-de-frise, & se faire jour le sabre à lamain. Dans la campagne de 1769 contre lesRusses, le prince Galiétzin ayant manquéÍOn expédition fur Choctzin, ôc voulant re-passer le Nieller, son arriéré-garde fut