o La Tactique discutée •
òíi je pourrai le joindre, il sera rompu otlenfoncé : il sera sur trois de hauteur enligne pleine, ses pìeces de campagne íurses flancs ; moi, je ferai fur quatre avec desintervalles, & je ne craindrai pas de les aug-menter en me mettant fur huit. J’aurai ainsiplus de vuide que de plein ; & malgré celail fera battu, parce qu’il ne pourra marcherdix pas en avant, fans flotter & fe rompre ;que mon feu d’artillerie fera égal au sien ;que celui de mes armés à la légere, répan-dus & tirant à leur aise, estropiera, outuera tous ses canonniers; qu’en marchantvivement à lui de cent vingt pas, je n'es-suierai qu’une décharge mal assurée ; qu’iln’aura pas l’assurance de m’attendre, <$cs’enfuira, bien loin de penser à se repliersur mes flancs , comme on l’imagine ; s’ilose le faire, mes grenadiers & mes armés àla légere font á portée de les garantir ; &si je crois qu’ils ne suffisent pas, j’aurai faitsuivre tous ceux de la seconde ligne, qui ysont inutiles, & dont je me ferai fortifié enles tenant vis-à-vis des intervalles, cent pasen arriéré de la ligne. Voilà le résumé demon système, fur lequel il est superflu dem’étendre d’avantage, Venons au calculqui doit constater la profondeur des rangsnécessaires pour soutenir une charge vivede cavalerie.