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Tome premier.
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La modération que fit paraître Cyntîdans la condamnation d’Oronte, est en-core une circonstance que l’on doit re-marquer. Peut-être ce jeune héros eneut-il trop dans un cas où il s’agiflàit depunir un officier supérieur, qui était con-Il ordonne vaincu. Mais Comme rien ne rendrait l’au-guerre. tonte ci un gcncfal ou d un prince plusinsupportable , que loríqu’elle devien-drait tyrannique dans ses effets; Cy rus neVoulut point s’écarter des réglés de lajustice ; il assembla donc un conseil deguerre : là il annonça le crime d’Oronte,Sc il écouta ses réponses. Enfin ayant sçude l’accusé mêmé, que l’on ne pouvaitplus prendre confiance dans des sermensqu’il avait violés tant de fois, il fut con-damné à la mort qu’il méritait.

Cette maniéré de procéder doit tou-jours être celle des princes qui veulentconserver une réputation d'équité; sanscela les jugemens arbitraires que l’on croi-rait ne prononcer que pour l’exemple,au-lieu d’intimider, ne serviraient qu’àÉlire plaindre ceux qui les subiraient.

De tous les états que peuvent formerles hommes dans le monde, il n’y en apoint où il soit plus effentiel d’approfon-dir les fautes, que chez le militaire. Tousles membres de ce corps regardant l'hon?