sur la Retraite des Dix-mìlle. 9 srus ; on avait laiffé un espace de quel-que vingt piés, par oìi passa Cyrusavec toute l'on armée, fans que per-sonne se présentât pour lui diiputer lepassage, & campa au-dedans du retran-chement, où l’on voyait encore les pasdes chevaux marques, & les traces deTinfanterie qui s’était retirée,
Alors il fit appeller le dévia Silanus,qui était d’Ambracie , & lui donnatrois mille dariques, parce qu’inter-,rogé quelque tems auparavant du jourde la bataille, il avait dit qu’on ne sebattrait de dix jours. « Si l’on ne se bat» de dix jours, reprit alors Cyrus, on» ne se battra point, &c si ce que tu» dis est véritable, je te donnerai dix» talens (a) » ; de forte que les dix joursaccomplis il s’acquitta de fa promesse.On crut donc qu’il n’y aurait point decombat,puisque l’ennemi n’avaitpointdéfendu le passage, si bien qu’on mar-chait le lendemain avec beaucoup denégligence ; mais le troisième jour queCyrus était fur son char avec peu desoldats rangés devant lui, les autres
(a) 15000 livres de notre monnoie, suivant Capel,te 18000 livres selon Budíe.