sur la Retraite deS Dìx-m'dle. 107íiment me paraît le plus raisonnable, voicipourquoi :
Ctésias était témoin oculaire, & mé-decin du roi. Attaché à la cour, il étaitplus à-portée qu’aucun autre de savoir 1cnombre des Persans. Ephore ne vivait quesoixante ans après l’expédicion de Cyrus,& avait pu parler a des officiers de cettearmée ; les regrets que tous les favans ontdonné à l’histoite qu’il avait composéedes événemens de son terns, font voirque l'on peut compter fur ce qu il avan-ce. Enfin le témoignage de Diodore, plusVoisin de ce siecle que Plutarque, toutsemble nous convaincre de la vérité d risentiment de Ctésias.
Ce fut donc avec ces forces, c’est-à-dire, avec cent treize mille hommes ; diícôté de Cyrus, & quatre cens mille auxordres d’Artaxerxès, que ces princes mar-chèrent l’un contre l’autre.
Il y a dans les fastes du monde mille;exemples de moindres armées qui cri'ontbattu d’aufiì fortes que celle du roi dePerse. Les soldats dc Cyrus sc soúvçf-naient encore qu’à la journée de Maraf-ihon, onze mille Athéniens avaient misen déroute plus de eent dix mille Perses,La fortune de son armée était íttachce àk stenne ses soldats se trouvaient piar