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ble, & s’cngagercnt avec ferment Je' sesuivre mcme dans le tombeau ; auíïì neJ’abandonnerent-ils jamais. Investi par ungros de soldats, après la déroute de sonarmée, il ne fut redevable de son làltttqu’à ces braves qui íe firent jour à-tra'vers les ennemis. Epaminondas combat't-ît à Leuctres, ayant à ses côtés une con*pagnie appeìlée Troupe sacrée, qui étaitcomposée de trois cens nommes, liés eivsemble par un serment solemnel, & cetattachement, dit un auteur du deuxièmeíïecle, faisait qu’ils étaient résolus de vain*cre ou de mourir. C’est peut-être d’aprèscet ancien usage que Morus (o) a supposedans les arméesUthopienes, un escadronformé de jeunes gens dont Tunique em"ploi, un jour de combat, était de venirà-bout du général ennemi; & cette opi-niâtreté avait une si heureuse suite , qu’àmoins que ce général ne prît la fuite, ilétait tué ou fait prisonnier.
On fera peut-être étonné que dans leplan de la bataille de Cunaxa, j’aie mis
(o) Thomas Morus, célébré chancelier d’Anglererre»mérita les grâces du roi Henri VIII. mais lui ayantdéplu daas la fuite parce qu’il ne voulait pas se prêteraux defirs du roi, il eut la tête tranchée en 153 s. Sarépublique imaginaire intitulées rí/rAopií , est un Jivreutile, agréable, & instructif : la maison dc cc grandhomme subsiste en Angleçerrç*