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qui s’apperçoit facilement avant la dérou-te, pour peu que l’on ait inexpérience)on n’a pas d’autrc parti à prendre que defe retirer dans des retranchemens quel’on aura construits d’avance, ou dans unbon camp que l’on aura reconnu. Aprèsla bataille d’Hokirchcm en Saxe, les Au-trichiens ne gagnèrent que le champ dcbataille, le roi de Prude íè retira à deuxmilles de distance, Sc le plus grand avan-tage des ennemis, fe borna à la mort ditbrave Keit (d), qui eut la gloire d’ctrepleuré de son roi.
J’en ai été témoin à l’occa/îon de la ba-taille de Felingaufen en Vestphalie. L’ef-froi qui so répand dans l’intérieur d’unpays, après la nouvelle d’une bataille per-due , vient plutôt de 1a maligirté descourtisans qui exagèrent la perte du chefpour le supplanter, que de la réalité ditmalheur même. On n’a cependant jamaisattaché le mérite d’un général à une cons-tante fortune, César, le grand César lui-même, fut battu quelquefois. Les premiersdegrés de gloire de M. de Turenne Sc duprince de Condé furent, comme j’ai ditailleurs, des b mailles perdues. Jamais lemalheur de Malplaquct n’obícwrcit celle
(á) N. baron JeK-it. lieutenant général, seld-maré-■clrìi dei armées Ptuiiieiuies , rue le 14 Octobre 175 ï.