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«toujours l’ennemi en incertitude, &« lui donner appréhension du contrai-«re, & je crois bien que les soldats» auront la même crainte ».
Lorsqu’il jugea qu’il était tems, dalla dire aux hérauts , qu’il était prêtde traiter, & qu’on menât vîte l’arméeoh étaient les vivres. Elle marcha estbataille,Cléarque se tenant à la queue,& trouva de grands fossés pleins d’eastqu’elle ne pouvait passer fans pont,ce qui fît couper des palmiers fur lerivage, outre ceux qu’on trouva abat-tus sur le bord. Il faisait beau voir làCléarque , la pique en une main , ôi lebâton en un autre, qui saiíâit travaillerdevant lui, & lorsqu’il voyait quelqueparesseux ou mal-adroit, le frappait &£en mettait un autre en sa place, entrantlui-même dans la boue pour faire avan-cer l’ouvrage, de forte que les plus an-ciens même avaient honte de ne rienfaire, & Rapprochaient pour mettre lamain à l’œuvre, à son exemple ; car iln'avait autour de lui que les soldats lesplus vigoureux. II se hâtait d’autantplus qu’il craignait qu’on n’eût rempliles canaux exprès pour rendre le paf-