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Tome premier.
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202. Commentaires

laissent jamais prévenir par ces idées (/}>Si Clcarque eût été un de ces générauxhumains, semblables au connétable duGuesclin, qui ne redoutait la guerre quepar la crainte de faire des malheureux ; jene serais point surpris qu’il eût cru émou-voir les envoyés du roi, & le roi lui-mê-rne; mais que ce Lacédémonien, hommepeu délicat fur les moyens, & qui pouríè faire souverain de Bysance y avait faitruisseler le sang des citoyens, (c soit fié àun homme auffi méchant que lui, c’cst cequi ne peut trop m'étonner.

Ce qu'au-rîat du faireClcarque.

Convaincu de la mauvaise intention duroi, ou devant du-moins la soupçonner,Cléarqtte eût dû faire déterminer lieuxpar lieux, la route qu’il se propos»'t detenir, & dans combien de jours il vou-lait la faire ; fixer la quantité de subsistan-ce, les chariots nécessaires pour les baga-ges Sc les malades ; exiger des otages jusques à leur arrivée dans la Lydie, & fairearrêter à un nombre bien inférieur aux

(f) Chi non hà provato miferia non fa ccmpatire ,dit l’Italien ; mais cette régie n'elì pas fans exceptions.«Taî connu plus d’un grand seigneur qui ne fe piquaitpas tant de meubler une orangerie» de faire venir deseaux jaillissantes d ms ses jardins» Sc de soutenir des«erres par des longues murailles» que de combler uneame de joie par des secours réels & par des services deprotection.