J tir la Retraite des Dix-mìlle. ro;Grecs, les troupes qui devaient les escor-ter dans la retraite. Rien de tout cela nefut observé, & la crainte de tout perdredétermina les Grecs à tout accepter : lesfuites nous feront voir s’ils firent bien defe fier à une capitulation que la perfidie®voit dictée.
Artaxerxês en traitant avec les Grecs, p-»»-«t aussi deux fautes qu’un souverain doit t - 3ÍCltoujours éviter avec foin : il leur laiífu ap-ercevoir qu’il les redoutait. & fit fans .yêtre obligé,un traité auquel il était résolude manquer.Une maxime incontestable enfait de guerre, est de ne jamais faire con-naître à son ennemi jusques à quel pointori le craint. On peut bien être vaincuquelquefois, comme le roi Guilllaume(g) ; mais il faut savoir comme lui, con-server dans les revers une contenance fiers
(?) Guillaume III. prince d’Orange, stathoudeede Hollande, roi d’Angleterre, 6-c. & un des plu»grands politiques qui aient paru dans le monde : ceprince fut battu quelquefois, pendant la guerre de■ £71, mais il avait tanc de ressources dans ses défaites.:qu’il était presque aussi craint que s’il eûr été victo-rieux. Quelques faux bruits de fa mort s’étant répan-dus, ses ennemis en sirène des feux de joie par - touc.Sc ces feux furent les plus beaux de ses trophées. IImourut fans postérité en 1701 : mais fa maison subsistedans les branches de Nassiu-Dieít, de Siegen, de Saar-k ! m., de Oftreil., Sc de Weilbourg.