sur la Retraite des Dix-mille. 209î^ix, & l’autre sur un pont ordinaire.^ Raient comme deux bras de cé fleu-rs dont on avait tiré plusieurs ruis-l ç aux pour arroser le pays, les uns plusPetits , les autres plus grands , tant queCe n’étaient plus que des rigoles,comme on fait en Grece aux lieux où°n arrose le millet.
Les Grecs campèrent fur le bordd’un parc rempli de toutes sortes d’ar-kres, près d’une grande ville fort peu-plée, nommée Sytace, qui est à deuxlieues d u Tigre ; mais les Barbares lepasterent, & étaient déjà bien éloignés,lorsqu’après le souper, comme Proxene6c Xénophon se promenaient devantle camp à découvert, il vint un hommeau corps de-garde demander où il pour-rait trouver Proxene ôz Cléarque, sansparler de Menon, quoiqu’il vînt de lapart d’Ariée qui était son ami. Proxenes’étant nommé, l’autre dit, qu’Ariée6c Artabaze, serviteurs de Cyrus Scamis des Grecs, leur mandaient qu’onavait caché des troupes dans le parcpour les attaquer de nuit , & qu’ils letinslènt fur leurs gardes, & le laisiílentd u pont, parce qu’on le voulait ront-