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Tome premier.
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27 ï Comrnentaires

» cro)' ez pas avoir perdu beaucoup pat» la retraite d’Ariée, il ne valait pas» mieux que les autres, puisqu’il nous» a quitté pour le suivre; & pour ceu*» qui veulent prendre la fuite, il vaut» beaucoup mieux les voir dans l’ar-» mée ennemie que dans la nôtre; que» si quelqu’un s’étonne de la multitude» de leur cavalerie, voyant que nous» n’en avons point, qu’ils sachent que» dix mille chevaux ne sont autre chosei> que dix mille hommes, car le cheval» ne mord ni ne rue dans le combat»» ce font les hommes qui gagnent Sí» qui perdent les batailles, nous com*» battons bien plus sûrement que leS» cavaliers; car ils n’ont pas feulement» peur de nous, mais de tomber ; d’aib»> leurs on frappe bien plus fort à pis» qu’à cheval, & l’on alì'ene mieux son» coup. Ils n’ont qu’un avantage que» nous leur quittons, de pouvoir mieux» fuir. Mais quoi ! nous n’avons per-» sonne qui nous conduise , & la faim« est plus à craindre que l’ennemi. Hé!» vaut-il mieux avoir pour conducteur» Tisaphernes dans une éternelle dé-» fiance , que vos chefs qui ne fe peu**» vent sauver s’ils vous perdent ? est'