sur la Retraite des Dìx-mílle. ijjM d plus avantageux d’acheter des vi-w vres bien chcrement^que d’avoir la» liberté d’en prendre par-tout? Mais» nous avons à traverser des grands» fleuves, & c’est une grande adresse» aux Barbares de nous avoir embar-» qués au-delà du Tigre. Prenez garde,» messieurs, si par-là ils ne se sont point» trompés eux-mêmes ; car outre que» tous les fleuves font guéables à leur» source, quand nous ne le pourrions» passer, faudrait-il pour cela perdre» courage ? Les Psidiens & les Myflens» ne valent pas mieux que nous , qui» habitent malgré le roi au milieu de son» empire. Les Licaoniens, après s’être» saisis des montagnes, moissonnent à» leur gré dans la plaine; je ne crois» pas même qu’il faille témoigner que» nous avons envie de retourner en» Grece, mais feindre plutôt de nous»' vouloir établir ici ; car je fuis assuré» que le roi donnerait libre passage à» ces peuples s’ils voulaient abandon-» ner son pays, 6c nous fera la même» faveur s’il craint de nous la même» chose; maisj’appréheodernisqu’après» avoir goûté les délices de VAûe nous» ne voulussions plus retourner en Gre-
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