sur la Retraite des Dlx-mille. jrent sur le haut des montagnes avecleurs femmes & leurs enfans. Ontrouva quantité de vivres dans leursmaisons, avec plusieurs vaisselles decuivre, qu’on laissa fans Tien empor-ter , ni poursuivre les habitans pour lesobliger à nous livrer passage fur leursterres, à-cause qu’ils étaient ennemisdes Perses’; mais ils ne voulurent jamaisvenir, quelque promesse qu’on leurpût faire.
Comme l’arriere - garde arriva qu’ilétait déjà nuit, car on fut tout le jourà monter & à delcendre, ils donnerentfur la queue, & tuerent quelques sol-dats ; mais toutefois le mal ne fut pasgrand, parce qu’ils n’étaient pas engrand nombre & qu’ils furent surpris;car autrement, une partie de l’arriere-garde courait fortune d’y demeurer. Ilsfirent donc des feux toute la nuit fur lacroupe des montagnes pour s’entre-avertir.
Au point du jour les officiers de l’ar-mée s’assemblerent, & furent d’avis dequitter toutes les bêtes de charge quin’étaient pas absolument nécessaires,avec tous les esclaves qu’on avait pris