sur la. Retraite des Dix-mille. étf
CHAPITRE II.
Paffage par P Arménie.
C Omme toute l’armée fut passée surle midi, elle se remit en ordre demarche, & fit encore cinq lieues à-travers de grandes plainesentre-mêléesde petites collines, car il n’y avaitpoint de villages plus près, à cause duVoisinage des Carduques : dans celuiOu on logea qui était grand, il y avaitun château pour le gouverneur de laprovince, avec des tours à la plupartdes maisons, & abondance de vivres.
De-là on fit dix lieues en deux jours,&£ l’on passa les sources du Tigre, d’oùon fit encore quinze lieues en troisjournées, jutqu’à la petite riviere deTeleboas qui est tort belle, & a plu-fteurs villages fur ses bords. C’est - làcommence l’Arménie occidentale,était sous le commandement de^ lri baso, lequel était fort aimé du roi