sur la Retraite des Dix-mllle. y ICa?pion ayant'été nommé par lc sénat pourMarcher contre les Lusitaniens ; Pompe-,à>s Silo , l’un des généraux ennemis, sedéguise & vient offrir de lui faire enleveru» corps nombreux de rebelles. CxpionI e croit, il fuit Pompedius qui le conduitdans une embuscade, où il n’est pas plutôtatrivéqu’il est enveloppé,tous ses gens tail-l^s en pie ces s & lui-même percé de coups.^ et exemple est ancien & touche peu : envoici un plus moderne, Sc qui fut plusheureux. Pendant la campagne de 1691 ,M. de Feuquieres (/) ravagea la Savoie,& surprit Savillan, qui pouvait soutenirun liege. Les ennemis en furent piqués, Scgagneront un de leurs paysans qu’ils char-gèrent d’aller offrir à M. de Feuquieres defui faire enlever la garnison de Vcillanc,qu on relevait tous les quinze jours. Cetofficier cn forma d’abord le projet ; maisayant fait diverses questions à ce paysan, ille trouva si bien instruit qu’il en eut quel-que défiance. Il fixa cependant le jour de1 exécution ; mais un peu avant le départil donna contre-ordre, le remit à quin-
(/) Antoine du Pas» marquis de Feuquieres, lieu-tenant-gcnéral, estime» mais critique trop sévere pourJés autres» & souvent trop indulgent pour lui» étaitd'une ancienne famille d’Artois» & mourut en 1711 Vfans laite de postérité ; on a de lui de bons Mémoire**