sur U Retraite des Dlx-mllle. Y Ç» Pour moi, dit Cléanor, je suis d’a-» vis d’attaquer dès qu’on aura dîné ,
» fans attendre jusqu’à demain, de peur» que le courage des Barbares ne croisse» avec leur nombre ».
» S’il faut combattre, dit Xénophon» c’est pour remporter la victoire, &C" perdre le moins de gens qu’on pour-w ra; c’est pourquoi je fuis d’avis de ga-w gner auparavant un poste fur la mon-» tagne , ce qu’on pourra faire aisé—w ment, puisque les ennemis ne gardentque le passage qui est devant nous ,
» 8c qu’elle a près de deux lieues d’é-w tendue. Or j’aimerais mieux avoir unw peu plus de peine à monter , & n’a-w voir point à combattre, que d’être» obligé à forcer un passage ; on voit» bien mieux la nuit où l’on met le pié,» quand on n’a point d’ennemi en tête,» que de jour en fe battant ; & un che-» mi n rude est plus doux fans combat,» qu’un plus doux où l’on est rudement» attaqué, D’ailleurs il ne fera pas diffi-»’cile de dérober son passage la nuit,» en faisant une fausse attaque par le» grand chemin pour amuser les Barba-» res, vu la grande étendue de la mon-