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» tagne. Mais il me sied mal de parlesw de dérober devant un Lacédémonien,» parmi lesquels on enseigne le larcin à» la jeunesse , & pour l’y rendre plus» adroite , on châtie ceux qui s’y lais—» sent surprendre. II faut donc mainte-» nant, Chirisophe , que tu montres ce» que tu fais faire, mais su r-tout que tu» prennes garde àn’être pas pris fur le» fait, de peur d’être bien frotté ».
» On s’en acquitte assez bien à Athè-» nés , répond Chirisophe, & j’ap-» prends que ceux qui manient les de-» niers publics font de très-hardis lar-» rons , quoiqu’il y ait beaucoup de» danger à être surpris , & l’on m’a ditw que les plus grands font les plus ha-» biles (a) ; c’est pourquoi c’est à toi» de montrer ici ton savoir. Pour moi,» dit Xénophon , je suis tout prêt de» gagner l’éminence avec mon arriéré-» garde aussitôt que nous aurons dîné,» & j’ai déjà pris des guides, nous» avons des voltigeurs dans nos trou-»» pes, qui en ont attrapé dans une ém-
ut L^bruyere a dit dans fa traduction des caractèresde Thcophralle, que nos mœurs ressemblaient à cellesdes Grecs : cela scrait-il vrai à tous égards ?
bufeade»