sur la Retraite des Dix-mil le. 149averti de T arrivée des ennemis ; qui n’etlpas précédé par une bonne avant garde,chargee de lui ouvrir les chemins 5 qui nemarche pas< ferré, ou dans Tordre qu iiveut combattre; qui ne prend pas enfintoutes les précautions possibles pour lesdifiérens cas ; ce général, dis-jc , ne se ti-rera jamais de cette efpece de guerre, &ne doit pas avoir la confiance d" 3 y an*oarquer.
II est d’usage, lorsqu’on est en campa-gne, de taire former des piquets par dessoldats que 1 on prend selon leur rangd’anciennetc. Cette maniéré , qui peutêtre indifférente pour les plaines, est onne peut pas plus mauvaile dans les mon-tagnes, où il taut mettre en-avant touc cequ'o n a de braves gens, pnís les soldatsde bonne volonté, & ne faire marcherles autres qu’à leur fuite, à moins qu’onne voulût les employer d'abord- à tâterTennemi & à les fatiguer. 3 ’ai vu M. deCruílol faire réussir en Piémont 8c euProvence, des expéditions qui auraientparu téméraires 6c impossibles, fi ce gé-néral ne s’y fût pris de cette maniéré (ú).
(i) Pierre Emanuel de CiuíTol Florensac, marquisde Ctuffol, maréchal de camp , chevalier des ordres,/ du roi à Parme. L’application que ce
général, avec lequel j’ai presque toujours servi en
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