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Tome second.
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sar la Retraite des Dlx-mllle. I *59que l’exercicc devenait alors très-dange-rcux.

Le pancrace, qui ne íé faisait ordinaire*ment que dans les amphitéâtres, ctait unjeu composé de la lutte & du pugilat ; maison y faisait combattre aussi des hommescontre toutes fortes de bêtes: c était parces difsérens exercices que l’on entrete-nait l’ardeur martiale des Grecs, & qu or>leur apprenait à combattre corps à corps.

Je crois savoir déjà dit : ce n’est point Utgassez dans l’éducation des enfans destines "forcir,à la guerre, de leur dire ce qu’ils doiventfaire pour les rendre insensibles à la craintedes périls, il faut encore roidir leurs mus-cles & fortifier leur constitution par l’e-xercice. Chez les Grecs, tous ceux de lajeunesse fe tournaient, comme l’on voltau profit du corps ; & ce moyen est le,seul qui puisse corriger la délicatesse que lapi upart des enfans apportent en naissant.Alexandre, tout prince qu’il était, futélevé avec la même dureté : aussi Quinte-Curce nous apprendil que son tempéra-ment, d’abord très-faible , fe changea enune complexion très-robuste. On voltdans Vegece que la même méthode étaitsuivie chez les Romains, & que les lé-gionnaires étaient exercés avec autantd exactitude à marcher, à courir enferne