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ble, au saut, à la course, à grimper Icsarbres & les murailles, à porter des far-deaux, à franchir des toisés, à nager, àI’escrime , à lancer des pierres, & à tousles travaux militaires,que le font aujour-d’hui les Allemands au simple manie-ment des armes.
II n’y avait pas jusques à la danse donton ne fît un exercice militaire chezles Grecs ;-Platon nous dit précisémentdans fa République , que la dá'níc pyriquefaisait partie de la gymnastique, ou del’exercice militaire : non qu’ils crulléntqu’il fût nécessaire de combattre en ca-dence, comme le dit Plutarquedes Am-brons ; mais parce qu’ils croyaient esten-tiel d’accoutumer les soldats à l’agilitédes piés, à la légéreté du corps, & à mar-cher d’un pas égal & ferré. On verra dansle premier chapitre du Jlxieme livre de cetouvrage, que dans les danses même d’a-mufement des Grecs, ils dansaient tou-jours armes.
II n’y a pas deux cens ans que les jou-tes , les tournois Si les tours de force,commencés en France fous Pépin & Ch%r-Jemagne, taisaient encore une partie del’éducation de la jeunesse, Si un amuíe-ment pour les hommes faits. Le marccha