Band 
Tome second.
Seite
186
JPEG-Download
 

,86 Commentaires

Carlos (g ), contient plusieurs figures clevaisseaux anciens, & l’on n’y en voit pasun seul à plusieurs rangs de rames. Queconclure de tout cela; Puisque l’on pet'gnait alors les navires qui avaient servi autriomphe des généraux, pourquoi n’au-rass-on peint que les moindres, & cachéla force des plus grands ? L’histoirede ces siécles reculés elì ainsi mêlée defaits, qui, à force d’entrer dans le mer-veilleux, tombent dans le ridicule. Je re-viens à la marine des Romains.

La république était pauvre, & il fallaitpayer des constructeurs; les trésors dufisc y furent employés. II fallait des mu-nitions, on impoíà fur le peuple des den-rées au-lieu d’argent. II fallait une quan-tité prodigieuse d’ouvriers dc toute especepour couper, équarir & préparer le bois,on y employa les criminels qu’on savaitfaire servir à futilité publique. Il fallaitdes officiers, des pilotes , des matelots Scdes troupes exercées, on leur fit monter

des petits vaisseaux armés en guerre.

Tels surent les moyens, tous simples,tous pris dans Tordre des choses possibles

(g) Dom Carlos » roi des deux Siciies Ôc puis d’Efpa-gne : ce prince, qu’une sage administration fait re-gretter à Naples & 3dorer â Madrid, elì auíïi honnêteìouune que prince juste & roi éclaire*