sur la Retraite des Dìx-mìlle. L Z 5arrivéï La défense & les sorties vives quefirent les Driliens du sort même où ilss etaient retirés, prouvent aíTez qu’ils au-raient défendu leur capitale avec le mêmecourage, s’ils avaient eu suffisamment demonde pour border la grande étenduede leur rempart.
La facilité qu’eurent alors ces Barbaresde se retirer dans leur château, fut la cauíede leur salut, & prouve ce que j’ai dit ail-leurs, qu’il est important dans la défensed’une ville, ou même d’un village, d’yfortifier un poste particulier, dont onpuisse faire le lieu d’une derniere retraitesi l’on est forcé dans ses premiers retran-chemens. On sent, en effet, que rien n’estplus nécessaire que cela, pour arrêter lesastaillans, pour se donner le terris d’êtresecouru , &" pour s’affiirer des conditionsavantageuses si l’on est forcé de capituler :conditions que l’on n’accorderait pointfans cette précaution ; parce qu’on n’enaccorde jamais à ceux qui ne font plus enétat d’en prétendre.
Cette expédition des Grecs contre lesDriliens, fut la plus considérable de toutescelles qu’ils entreprirent pendant qu’ilsdemeurèrent campés sous Trébisonde,& augmenta la réputation qui les suivait.II paraît même qu’alors la gloire de leur