sur la Retraite des Dìx-mìlle. 179I( ^45> son conseil s’y opposa vivement?•nais ne s'étant point arrêté à ses remon-trances, il livra la bataille aux ennemis &*cs vainquit (c). Lorsqu’en 1671,1e grandPensionnaire de Vitch vît que les Etats-Genéraux délibéraient de se rendre à Louis& qu’j) 5’oppoíàit en vain à leur ré-solution , il s’avança de la fenêtre : « C’est" ait peuple, s’écriá-t il, qu’il faut avoir"recours, puisque tout est en désordre"au sénat”. Si le peuple eût monté,jetait fait des Etats -,craignant d'être massacrés, ils se rangerent à l’avis du brave deVitch, & la Hollande fut sauvée {d).
Quelle conséquence peut-on tirer de*°us ces exemples ; C'est qu’il est très peu, e cas où l’on doive suivre les délibéra—l f°ns d’un conseil, sur-tout dans les situa-rions fâcheuses - , parce qu’alors la peur,rnal le plus contagieux que l’on puisse voir
(c) Louis de Bourbon» duc d*Engusen, puî*P r ‘ncc de Condé, ùc, J’ai déjà parlé de ce grand£rïnce , do:u Ja maison subsiste dans M. le prince de^°ndc, que Ton a vû mériter les suffrages de toutestroupes, pendant la guerre de r 760.
, (d ) Jean de Vith, grand pensionnaire de Hollande,j ar ge qui revient à celle de premier*ministre , rendites services signalés á son pays ; nuis ayant voulu faireex cture le prince d*Orange du stadhouderac que sesy^ctres avaient occupé , &c les malheurs de la guerrec *671 soi ayant été imputes, il fut massacré par laPopulace cette même année.