sur la Rttraìtt dts Dix-tnllle. 405alors par la jalouiîe de leurs chefs, deve-nus intraitables par le désir de s’enrtchir,& n écoutant plus ni ordre, ni discipline,•ont tout-à-coup cnticrcment soumis àAenophon. Tel un homme furieux quela violence du délire a épuise, on le voies abandonner au premier médecin qui íèPrésenté : tels furent les Grecs vis-à-vis deleur général. Avec ce grand homme àleur tête ils .osent tout, ils affrontent lesJïiemes ennemis qui les av.aient vaincus,les repoullent juíqucs à trois fois , lespoursuivent, les mettent en déroute, &CVoient fuir devant eux cette même multi-tude de Baibarcs, qui peu d’iuiìans aupara-vant venait les braver.
Le succès de cette bataille eut les fuitesque Xcnophon avait prévues : les peuplesde tous les pays circonvoisins leur por-tèrent des subsistances : les ennemis nerepartirent plus, tous recherchèrent sonalliance.... Cet exemple, & plusieursautres dc même genre, prouvent qu’iln y a que la supériorité <k la force quidonnent de la considération : les prières,les menaces,les simples politesses mêmes,font d’un très-grand poids toutes les foisÇu’ellcs viennent de quelqu’un de puis-sant. Voilà pourquoi Cromvel, hommede néant, fut recherché par toute l’En-