sur la Retraite des Dlx-mllle. 475Perpétué chez les princes, a été néan-^°ins souvent interrompu. Charles VI.distrait paffionément: il devint fou, dit-° n , par un exccs de fatigue dans un haler »? on l’abandonna ; on le reprit dans laluire. Louis XIII. & Louis XIV. dansè-rent devant le public ; mais aujourd’hui^es princes ne se donnent plus en spectacleParticulier, & ils ont raison.
danses & pa<des bouffon»
II y avait auffi des bouffons au repas deyeuthe, ajoute Xénophon. Cela n’estpassonnant : ces especes de fous étaient éta-blis, ainsi que la musique, pour amuserles convives. Chaque peuple en aval calors ; & chez les Romains, les patriciensriches & voluptueux, ne manquaient ja-mais de réunir tout ce que la sensualité ôcli mollesse avaient fait inventer. Il n’y aPas trois cens ans qu’il y avait en Francedes charges de folies; & Tribouler quiétait le fou de François I. n’était pas lePersonnage le moins considéré de fa cour.
D où vient donc que les princes & les^ands avaient un si grand besoin de va-rier leurs plaisirs, & pourquoi les voyait-011 toujours courir après des amuíèmcns«îui les fuyaient > C’eft qu’ils jouissaientîrop facilement : fans désirs, point de plai-ns ; or les désirs des grands ctant toujoursPrévenus, ils ne peuvent rien goûter de